Comment réagir en cas d'occupation illégale dans une copropriété

L“” occupation “ et les ” squatteurs » inquiètent beaucoup tous les propriétaires de résidences secondaires, qui constituent la majorité de nos copropriétaires. C’est pour eux que nous avons souhaité préparer dans Du sud, cet article explique comment réagir en cas d'occupation illégale dans une copropriété.

L'occupation du point de vue de la communauté et de l'administrateur

Lorsqu'il y a occupation illégale d'un logement, ce qu'on appelle “ l'okupation ”, la personne lésée est toujours le propriétaire de ce logement, mais on ne peut pas considérer qu'il soit le seul.

Lorsque ce logement fait partie d'une copropriété, C'est toute cette communauté qui est touchée à plusieurs égards par cette occupation. Il est courant de subir des nuisances et des comportements illégaux, que ce soit à l'encontre du logement qu'ils occupent ou dans les autres parties communes. 

 La récupération d'un logement squatté ne peut avoir lieu qu'à la demande des propriétaires du logement. Ce sont eux qui doivent engager la procédure judiciaire en vue de la récupération, bien que La copropriété peut également intenter une action en justice. 

Quelles initiatives concrètes la copropriété peut-elle mettre en place ?

En principe, si un autre copropriétaire est témoin de l'occupation illégale d'un des logements, Celui-ci peut porter plainte en tant que témoin d’un délit d’effraction. 

Mais nous rappelons ici une nouvelle fois que, si l'occupation a déjà eu lieu, il incombe au propriétaire d'entamer les démarches administratives et juridiques nécessaires pour lancer la procédure de restitution. 

 La loi autorise la copropriété à engager toutes les actions en justice qu'elle juge nécessaires à l'encontre des squatteurs. 

Si ces derniers mènent des actions ou des activités qui dérangent les autres copropriétaires, qu'elles soient illégales, dangereuses ou contraires aux règles prévues dans les statuts de la copropriété, celle-ci peut engager des poursuites judiciaires.

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La loi sur la copropriété. Procédures à suivre face à des squatteurs gênants

Ces actions sont régies par la Droit horizontal de la propriété, aux articles 7 et suivants, où il est stipulé que les propriétaires ou occupants du logement ne peuvent exercer “ d'activités interdites par le règlement intérieur, qui causent des dommages à l'immeuble ou qui enfreignent ” les dispositions générales relatives aux activités gênantes, insalubres, nocives, dangereuses ou illicites ». 

Ainsi, la loi LPH prévoit que c'est le président de la copropriété lui-même qui peut exiger la cessation des activités causant des nuisances à tous les autres “ sous peine d'engager les poursuites judiciaires qui s'imposent ”. 

Si les squatteurs persistent dans leurs activités gênantes et préjudiciables, le président, après accord avec le conseil des copropriétaires, il sera en droit d'intenter une action en justice. À celle-ci, il faut joindre les preuves attestant de ces activités, accompagnée du procès-verbal de l'assemblée générale qui a approuvé la demande.

Résolution

Ce type de litiges est tranché dans le cadre d'une procédure judiciaire ordinaire au cours de laquelle le juge peut ordonner, outre la cessation de l'activité et le versement de dommages-intérêts, la privation du droit d'usage du logement pour une durée n'excédant pas trois ans.

De plus, si le contrevenant n'est pas le propriétaire, Le jugement peut prononcer l'extinction définitive de tous ses droits relatifs au logement, ainsi que son expulsion immédiate, ce qui permettrait au propriétaire de reprendre immédiatement possession des lieux. 

Quel doit être le rôle du syndic face à une ‘ occupation ’ ?

Les occupations illégales de logements ont augmenté en raison de la situation économique actuelle, Barcelone étant la ville la plus touchée par ce phénomène. Cela Cela représente un véritable casse-tête pour le propriétaire du logement. De plus, si le logement est dans un immeuble ou une copropriété de voisins, se peuvent être touchés en raison du bruit et des pratiques gênantes auxquelles ils se livrent. 

Au moment de prendre des mesures pour mettre fin à cette situation, le processus à suivre est long et fastidieux. Celui-ci Ce processus entraîne des frais pour le propriétaire du logement et, dans certains cas, la copropriété peut jouer un rôle prépondérant. 

Que peut faire le gestionnaire immobilier ?

Une société de gestion immobilière se compose de professionnels chargés de gérer les affaires et les problèmes des copropriétés et les voisins. L'objectif principal va de la résolution des problèmes d'entretien à la gestion budgétaire et financière de la copropriété. 

Toutes les tâches de base accomplies par les gestionnaires immobiliers sont décrites à l'article 20 de la Droit horizontal de la propriété. Parmi les fonctions de l'administrateur, on trouve notamment les suivantes : 

  1. Veiller au bon fonctionnement de l'établissement, de ses installations et de ses services, et à cet effet, adresser aux titulaires les avertissements et mises en garde qui s'imposent.
  2. Préparer suffisamment à l'avance et soumettre au conseil d'administration le plan des dépenses prévisibles, en proposant les moyens nécessaires pour y faire face.
  3. S'occuper de l'entretien et de l'aménagement de la maison, en ordonnant les réparations et les mesures qui s'imposent de toute urgence, et en en rendant compte immédiatement au président ou, le cas échéant, aux copropriétaires.
  4. Mettre en œuvre les décisions prises en matière de travaux et d'effectuer les paiements et les encaissements qui s'imposent.
  5. Prendre les mesures nécessaires, le cas échéant, en tant que secrétaire du conseil d'administration et de conserver les documents de la copropriété à la disposition des copropriétaires.
  6. Toutes les autres attributions qui lui sont conférées par le Conseil.
L'administrateur doit être présent dès la première minute de l'occupation

Il va sans dire qu'en cas d'occupation illégale du bâtiment ou d'une copropriété, il est indispensable que cette copropriété dispose d'un syndic qui apporte ses conseils et son aide dès le début. Cela permettra de maintenir les services de la communauté et de collaborer avec la police et la justice pour restituer le bien à son propriétaire. 

C'est sans aucun doute le syndic qui doit connaître la législation relative aux “ squats ”. Il doit veiller à ce qu'une plainte puisse être déposée si les activités gênantes persistent, notamment de la part du président de la copropriété, et comme on peut s'y attendre, si ce dernier ne maîtrise pas bien les procédures judiciaires. 

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